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Le Venezuela est-il condamné au défaut de paiement ?
Une question qu’on se pose et qui anime beaucoup de débats, notamment dans le journal Le Monde depuis quelques mois. Les raisons du débat certainement la complexité de la question elle-même qui est très vaste. Pour ce qui est des économistes ainsi que les analystes financiers, tous s’accordent pour dire oui, le Venezuela sera en défaut. Pour ce qui est du gouvernement Vénézuélien le président soutient « bec et ongles » que le pays ne tombera pas dans le défaut. Certains articles tirés du journal Le Monde datant du mois de novembre, permettent de s’immerger dans la situation actuelle afin dans dégager des réponses. Cependant avant de débattre sur ses deux réponses amenées par le gouvernement et les analystes et, de faire-valoir l’une de ses deux réponses il est important de revenir sur quelques notions importantes de l’économie et du financement.
Tout d’abord, il semble nécessaire de revenir sur la notion d’obligation d’État. Une obligation, c’est un titre de dette. C’est donc un contrat de financement pour l’emprunteur, qui présente la double caractéristique de devoir être remboursé à la date de fin du contrat en plus des intérêts pour l’emprunteur, défini au préalable. L’intérêt, est à versé à échéances régulières ; l’intérêt est appelé coupon dans cette optique étant donné qu’il est question d’une obligation. La deuxième particularité d’une obligation, est que c’est un titre qui peut se faire acheter ou vendre sur le marché obligataire sous forme de contrat financier. Sauf que dans ce cas l’emprunteur peut ne pas connaitre son nouveau « porteur ». L’obligation ainsi que le coupon seront donc maintenant versées au porteur. Afin de faciliter le placement des obligations de l’emprunteur sur le marché, il est nécessaire que celui-ci soit liquide. La liquidité d’un marché se traduit par la possibilité pour un investisseur d’effectuer un échange au prix affiché. Il se caractérise également par un volume élevé et des transaction fréquentes. A l’inverse, un marché peu liquide subira une décote car le risque supporté par l’investisseur est important.
La spéculation également, est impérative au bon déroulement du marché, car elle lui permet d’être liquide et, aux agents de pouvoir financer leurs projets en récoltant des fonds en contrepartie de leurs titres, tout ça à un prix rationnel. La confiance sera l’élément qui vas déterminer la liquidité du titre. C’est ainsi qu’est apparu la crise de 2008, en effet les investisseurs n’avait plus confiance au marché qui n’était donc plus liquide, et les prix cassés. Adoptons désarmait le point de vue de l’investisseur : il acquière toutes sortes de titres sur le marché financier comme des actions, obligations, etc… Les obligations, parce qu’elles sont remboursées obligatoirement à part si un défaut de paiement subvient car elles font l’office de rémunération fixe et représente les titres les moins risqué à acquérir.
En conséquence les obligations administrent les bénéfices les plus faible, étant donné que la rémunération est équivalente au risque pris. Les obligations sont donc le chemin le plus rapide et moins couteux pour un emprunteur de se financer. Cependant tout le monde ne peut pas se financer via des obligations, en effet les marchés financiers sont fermés aux particuliers, et seuls les entreprises et les états peuvent joués un rôle sur ce marché. Ces deux acteurs présentent cependant quelques spécificités notamment les coûts de leurs obligations qui sont moindres pour les états étant donné qu’ils empruntent dans leurs propres monnaies (ils leurs suffiraient d’actionner leur planche à billet pour monétiser leurs dettes. Cependant tous les états ne peuvent monétiser leurs dettes car depuis les années 70 la loi rend les banques centrales de certains pays indépendantes, dans le but de pousser les états à emprunter pour rembourser plutôt que de monétiser, mais aussi à limiter les inflations, car il a été prouver que la création monétaire n’est qu’une illusion plutôt qu’une solution d’après Milton Friedman. Dans ce cas-ci, ce sera l’incapacité pour un état de remboursé sa dette, malgré qu’il ait emprunter dans sa propre monnaie qui vas nous intéresser. Car le fait que la banque centrale soit indépendante de l’état n’est pas irréversible aux contraire et l’état pourra toujours créer de la monnaie mais cela ne va pas sans conséquences. La première conséquence de la création de monnaie en plus de l’inflation pourrait-être une déperdition de la monnaie. Une déperdition que subira l’investisseur étant donné qu’il sera remboursé avec cette monnaie, et qu’une fois convertit en dollars si la déperdition est trop forte sa rémunération sera amoindrit. On remarque donc que le risque et la rémunération sont liés par la faculté de l’emprunteur à rembourser en temps voulu mais également à la stabilité de sa monnaie (monnaie forte). Le degré de confiances de la monnaie concerné est donc un critère de choix pour tous les prêteurs. Et pour ses pays dit en « crise souveraine » les conséquences sont multiples, car en effet un défaut de paiement qu’il soit partiel ou complet pour un pays peut avoir des effets dévastateurs comme une défaillance du système économique national, des difficultés pour les entreprises nationales à trouver des investisseurs et emprunter, cause à un niveau de risque élevé, l’éviction de l’état du marché obligataire, l’incapacité d’emprunter pour l’état. Mais la plus grande conséquence pourrait-être la propagation d’une crise de change qui pourrait avoir des effets dévastateurs pour l’économie du pays comme une crise bancaire, un crash financier, une hausse du chômage… en clair un net ralentissement économique. Ces conséquences expliquent en partie l’acharnement que produisent les états pour éviter tout défaut sur sa dette. Pour ce faire différentes possibilités sont misent à disposition des états comme le recours au FMI qui dispose de forte somme d’argent qu’elle peut mettre à disposition d’états se situant dans la tourmente. Mais l’aide du FMI n’est pas sans contrepartie, en effet on parle bien souvent de mise sous tutelle du pays en difficulté par le FMI qui se solde, au grand désarroi du pays impliqué par une perte de pouvoir mais également de prise de décision dans la politique économique du pays.
Pour en revenir aux défauts sur obligation, le traitement du défaut ne sera pas le même en fonction que ce soit un défaut d’entreprise ou un défaut souverain. En effet pour une entreprise en situation de défaut de paiement, l’ensemble de ses actifs seront vendus et serviront à payer la dette et si l’ensemble des actifs ne suffit pas pour rembourser la dette l’entreprise sera donc fermée ce qui signifiera la fin de la dette. Pour un état placé en défaut de paiement les conséquences ne seront pas les mêmes étant donné qu’un état ne possède pas d’actifs, il y a donc aucune possibilité de procédé à une liquidation. L’état déclarera tous simplement sont impossibilité de payer.
Malheureusement cette situation ne va pas sans problèmes pour les prêteurs qui ne sont à aucun moment protéger mais également pour les états souverains qui croule sous les dettes, étant donné que celles-ci ne peuvent-être supprimées quel qu’en soit sa provenance. En effet ses problèmes ont conduit à de vrai débat sur ce thème qui ont été soldés par plusieurs solutions comme : l’instauration d’un droit de faillite pour tous les états trop endettés, l’utilisation d’une mono-monnaie (une monnaie internationale) qui serait diriger par une instance internationale, qui ferait office également d’ultime prêteur en cas de défauts. Cependant cette solution jugé un peu trop utopiste en vue de l’ordre mondial actuel, sera abandonner. La dernière solution vise à recourir aux Clauses d’Action Collectives, qui désiniserais les conditions ainsi que la démarche à suivre en cas de défaut pour les états.
Pour synthétiser il existe différents titres dont figure les obligations qui ont pour particularités d’avoir une date d’expiration ainsi qu’un revenu fixe pour le prêteur via le taux de coupon. Ce qui fait d’elle le titre le plus priser sur le marché financier d’une part par son risque moins élevé mais également de par son coût qui est amoindrit, surtout si le niveau de risque de l’emprunteur est faible. Le marché financier est exclusivement ouvert aux entreprises ainsi qu’aux États (qui sont plus actif sur ce marché depuis que les banques ne sont plus nationales), ou ils peuvent émettre des obligations. L’avantage des États lorsqu’il émettent des obligations est, que bien souvent celle-ci est délivrer dans leur monnaie. Ce qui leur permet théoriquement de ne pas se retrouver en défaut car ils peuvent toujours utiliser leur planche à billet, même si cela peut créer une déperdition de la monnaie ainsi que de lourdes séquelles sur l’économie nationale. Le défaut sur la dette peut également provoquer de lourdes séquelles pour un États comme l’exclusion du marché financier, risque de mise sous tutelle…
Les notions techniques, financières et économiques vu précédemment vont nous permettre d’approcher et de traiter au mieux la question posée : Le Venezuela est-il condamné au défaut de paiement ? Tout d’abord il est important de rappeler le montant de la dette Vénézuélienne qui s’élève environ à deux cent milliards de dollars alors que Caracas ne dispose que de dix milliards de dollars en réserve. Cependant ce n’est pas cette dette globale qui a semé la terreur à Caracas mais bien une dette inférieure à hauteur de deux cent millions. Et malgré l’acharnement que montre le président à convaincre que son pays ne commettra jamais de défaut de paiement peu de preuves vont dans son sens. En effet après plusieurs lectures du dossier Caracas l’une des « seuls » véritable chance qui pourrait s’offrir à Caracas serait une coordination sur les prix du baril avec les autres pays exportateurs étant donner que le pétrole est la première ressource de richesses des Vénézuéliens. Ou bien alors un nouvel accord avec de nouveaux créditeur tel que le Qatar. Dernièrement le président Nicolas Maduro c’est exprimer sur la possibilité de relancer l’économie de son pays avec une cryptomonnaie. Car la dure réalité de l’économie Vénézuélienne est qu’elle présente tous les symptômes d’un pays en passe de réaliser un défaut. En effet le taux d’inflation du pays vient de passer les 60%, quelques pénuries de denrées alimentaires commencent à se faire ressentir. Dernièrement le président Maduro à tenter une nouvelle offensive en convoquant ces principaux créanciers à une réunion afin de discuter d’une éventuelle négociation de la dette. Une réunion qui se soldat par un échec étant donné que les plus grand fond détenteur de la dette Vénézuélienne ont déniés se rendre à la réunion (qui a elle-même d’ailleurs durée qu’une petite trentaine de minutes). Pour finir dernièrement le cabinet de notation financière Standar and Poor’s déclare que le pays du Venezuela est en « défaut partiel » sur sa dette de deux cent millions de dollars en lui donnant la note SD contre une note CC auparavant. C’est le même cabinet qui avait déclarer l’Argentine en défaut de paiement.
En vue de tous ses éléments, et de certains avis d’expert il semble difficile de ne pas penser que le Venezuela ne se retrouvera pas en défaut de paiement d’autant plus qu’il on le géant Américain contre eux.

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